Les Brouilleville en vadrouille

Le Grand Tour 2019

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Italie | Sicile

La Sicile, pour nous, c’est d’abord Sant’Alessio Siculo.


Et son cap, si magnifique. Mais surtout, c’est notre famille : Maria, Tino, Alessandra, Veronica, et maintenant Leonardo, pour qui nous craquons complètement. C’est aussi Francesca, qui n’y était pas cette fois mais qui était avec nous en pensées.


Comment résister à ce petit Leo ??!

Nous avions donc très hâte de revoir ce cap de Sant’Alessio où il fait si bon vivre. Nous étions très heureux aussi de faire découvrir à Delphine "la sua terra". Il faut dire que la dernière fois que nous sommes allés en Sicile, il y a 11 ans, nous n’étions que deux, puis nous sommes revenus trois …


Nous avons été accueillis d’une manière si généreuse que nous en étions presque gênés. Une casetta sur le Lungomare rien que pour nous, gracieuseté de Maria et Tino. Dès notre arrivés, nous étions attendus pour un repas en famille chez Maria et Tino et c'était comme si nous nous étions vus la veille. Les enfants ont maintenant des grands-parents siciliens ! Ensuite, nous avons tous mis la main à la pâte pour préparer l’ouverture de Via di Fuga, le bistro d’Alessandra et Veronica, qui ouvrait le lendemain de notre arrivée.


Les enfants se sont sentis bien investis dans cette tâche. Ils demandaient sans cesse "posso aiudare ?" et ils ont effectivement bien participé à la préparation du local. Et le soir, après la besace, repas en famille de nouveau, chez Alessandra et Veronica, tout naturellement.


Ah oui, il faut aussi dire que ce jour-là, il y a eu l’épisode du dentiste pour Delphine. Elle se plaignait d’un mal de dent depuis quelques jours et nos amis nous avaient dit qu’ils s’occuperaient de tout cela à notre arrivée. Ce cher Tino a donc profité de l’un de ses rendez-vous pour permettre à Delphine de montrer sa dent douloureuse au dentiste. Une fraction de seconde plus tard, il n’y avait plus de dent, ni de mal ! "Et combien ça coûte ?". Niente ! Nous avons appris rapidement que "Qui, in Sicilia, non si paga !". En fait, nous avons compris que l’hospitalité sicilienne est sans borne …


Le beau temps n’était pas au rendez-vous, pas même en Sicile - pour nous c'était "comme d'habitude" car décidément, chaque fois que nous y sommes, le temps n'est ni chaud ni ensoleillé (!). Nous l’avons dit, jamais les italiens n’ont eu un mois de mai si froid …Cela ne nous a pas empêché de faire prendre la première baignade de l’année à Leonardo ! Il n’a peur de rien ce petit, surtout pas de l’eau bien fraîche …


Et le soir de l’ouverture de Via di Fuga, les enfants ont insisté pour arriver à l’heure pile. Ils croyaient qu’ils allaient "encore" travailler et s’en faisaient une joie. Bien non, cette fois ils étaient invités. Et nous l’avons tous été. Jour après jour après jour … "Qui, non si paga". Pas le premier jour, pas le second, c’était l’anniversaire d’Annie. Et ni les autres …


D’ailleurs, pour l’anniversaire d’Annie, une virée à Taormina s’est imposée. Elle est si jolie cette ville, avec son théâtre grec qui nous permet de voir la mer et la montagne d’un seul coup d’œil (encore plus belle sous le soleil mais bon...).


Et le soir, nous avons eu une superbe soirée d’anniversaire en famille au Via di Fuga, où nous avons fait connaissance avec le fameux Marcello et sa conjointe (ils sont adorables). Quelle douce et belle soirée !


Et même l’Etna a décidé de célébrer cet anniversaire, il s’est mis en éruption : tout feu tout flamme pour la fête ! Tino de dire, avec une émotion bien sentie, "fuma il gigante buono". Car il est vrai qu'il est bon ce géant volcan pour la Sicile. Grâce à lui la terre est bonne et fertile.


Nous avons patienté quelques jours pour aller le voir de plus près. Nous y avons passé la journée, à explorer ses nombreux cratères et à s'émerveiller. Les enfants étaient ravis, tout particulièrement Henri qui avait si hâte de "monter sur l’Etna". Nous sommes allés le plus loin possible, car il fumait encore un peu …


Nous avions aussi en tête de faire une virée de deux jours, pour explorer une partie de la Sicile que nous n’avions pas vue il y a onze ans. Le programme : Siracusa (déjà vue mais trop belle pour ne pas y revenir), Noto, Modica et le lendemain Raguza et Agrigento (la vallée des temples est elle aussi si belle qu’il fallait y revenir). La première journée fut parfaite ! Nous nous en sommes mis plein les yeux !


La nuit, quant à elle, fut plutôt cauchemardesque. Delphine a été malade dans son lit, puis un peu partout. Bref, une courte nuit pour nous et Delphine (Henri n’a rien vu aller !) alors le lendemain, de crainte d’être tous malades, nous nous sommes enfuis vers Sant’Alessio à la première heure. Rendue là, Delphine allait mieux et nous tous d’ailleurs.


Nos dix (trop courtes) journées en Sicile peuvent se résumer ainsi :


  • Des réveils bien paresseux suivis d’une brioche et d’un granite al chiosco, où d’ailleurs tout le monde était si gentil ;


  • Des jeux sur la plage – juste en face de notre casetta – pour les enfants, avec Leo, bien sûr ;

  • Des repas le midi entre amis sur notre terrasse (avec vue sur la mer) ;

  • Une balade à Forza d’Agro, où la route nous y menant est spectaculaire et où nous avons déambulé dans les rues avec Tino, Maria et Leo pour visiter des endroits superbes, dont l’église où ils se sont mariés (c’est aussi là que l’une des scènes classiques du Parrain fut tournée), la magnifique piazza, où nous avons bien rigolé en retrouvant Padre – Sean Connery – Pio. Son histoire : il aurait reçu les stigmates de Jésus crucifié. L’histoire selon Alessandra : le pauvre Padre Pio souffrait d’une crise d’urticaire (!) ;


  • une balade sur l’une des terres de Tino où l’on a pu récolter les abricots tous ensemble et entendre Tino nous raconter avec tendresse « les fruits de sa terre ». De là, nous avons même pu voir au loin la ville de Savoca, que nous voulions tant voir mais que notre horaire de fareniente; nous en a empêchés de visiter… ah non, c’est vrai, c’est à cause de la poste italienne que nous n'avons pu y aller !!! Nous avions comme plan d’aller à Savoca le dernier jour mais nous avions également planifié de poster un colis juste avant. Grave erreur … nous y avons passé près d’une heure et demie dans un genre de film amateur où chaque commis tentait d’aider, avec ses propres limites, à expédier le truc. "L’Italia è bella ma non funzionna", autre phrase que nous avons entendu d’un ami de Tino qui résume bien la poste italienne ;


Encore Padre - Sean Connery - Pio ?? Si si, au sortir de la terre de Tino ...
  • Une balade dans les gorges de l’Alcantara – là où il faudra revenir dans quatre ans pour que les enfants puissent faire le treck dans les gorges (c’est un rendez-vous) ;


  • Des apéros/soupers au Via di Fuga, encore et toujours ;


  • Un repas mémorable chez Tino et Maria où nous avons mangé à l’italienne : antipasti, primo, secundo, dolci … aïe aïe aïe, délicieux mais si copieux ! ;


  • Des fous rires entre amis, comme dans le temps, des pâtes, des tonnes de pâtes (!), des douceurs, du bonheur simple et à la tonne !

Personne ne voulait quitter cette belle île qu'est la Sicile. Nous avons pris rendez-vous dans quatre ans pour les gorges de l’Alcantara. Et pour voir de plus près la ville de Savoca (!). Et pour Raguza et Agrigento. Et pour revoir notre famille sicilienne... saurons-nous vraiment attendre quatre ans ?! Pfff. Rien de moins certain.


Nous serons éternellement reconnaissants à Maria, Tino, Alessandre et Veronica pour l'accueil si chaleureux et si généreux que nous avons reçu. Nous croisons les doigts bien fort pour avoir réussi à persuader Alessandra et Veronica de venir nous visiter à Montréal. Nous nous ennuyons déjà d’elles, de Maria, de Tino et de Leo… Comment fera Xavier sans tous ces bisous de Leo ?! Et comment feront les enfants pour préserver tous les mots italiens qu’ils ont appris ? oh la la …


C’est sur cette si douce note que nous avons quitté l’Italie. Parlant notes, l’Italie aura été mélodieuse grâce à Radio KISS KISS, que nous écoutions à bord de notre Fiat TIPO station wagon. "La musica la più bella suona solo su KISS KISS", répétait Henri dans un italien parfait.



Nous avons pris un certain retard dans notre journal de voyage (ça occupe les vacances !). Nous sommes déjà en Grèce depuis plus de deux...trois... semaines et c'est magnifique. Nous avons mille choses à raconter mais le temps passe désormais trop vite ... serait-ce parce que notre belle aventure tire bientôt à sa fin ?! Chose certaine, d'autres chroniques suivront mais en attendant, nous ne pouvons résister à l'envie de conclure celle-ci ainsi : KISS KISS a tutti !


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